Il y a des jours où les enfants devenus grands me manquent énormément... j'aimerais pouvoir l'espace de quelques
minutes les retrouver petits, si petits, les tenir encore dans mes bras. Et dire que lorsqu'ils sont petits nous nous languissons de les voir grandir.... alors lorsque le vide devient trop grand je
me récite le poème de Khalil Gibran...
malheureusement je possèdais le texte en entier mais je l'ai égaré et aujourd'hui sur internet je ne retrouve que ce passage, sûrement le plus évocateur,... dommage
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ce sont les fils et les filles de la Vie qui se désire.
Ils vous traversent mais ne sont pas de vous,
Et s’ils vous entourent, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner de l’amour, mais pas de pensées.
Car ils ont leurs pensées.
Vous pouvez abriter leurs corps, mais pas leur âme
Car celles-ci vivent dans la demeure du lendemain,
Que tu ne peux visiter, pas même dans tes rêves.
Tu t’efforceras peut-être de leur ressembler, mais ne les oblige pas à te copier.
Car la vie ne part pas en arrière, pas plus qu’elle ne s’attarde sur hier.
Vous êtes les arcs d’où jaillissent, flèches vives, vos enfants.
L’Archer voit la marque sur le chemin d’infinité : Il vous arque de toute Sa force pour que Ses flèches partent vite et loin.
Que votre arc soit joie sous Sa main.
Car s’il aime la flèche qui vole, Il aime aussi l’arc solide.
Le Prophète Khalil GIBRAN